De tout, de rien et parfois du linge sale lavé en public.
Confessions et tribulations d'une fille qui avait 18 ans lors du premier billet.
Un défouloir comme il n'y en a pas d'autre.

For those who speaks English some articles are translated.
They are all ordered under the section "ENGLISH". Enjoy!

vendredi 9 septembre 2011

Mother's tong

" Être adulte c'est avoir pardonné à ses parents "
Johann Wolfgang von Goethe.


Un jour, il faudra bien...

lundi 5 septembre 2011

Identité nationale

Quand vous êtes Française à l'étranger, il y a tout un tas de questions (souvent les mêmes) que l'on vous posera et auxquelles vous devait être prête. L'une concerne ma "fierté" d'être Française.

Euh non...
Si être nationaliste c'est chanter la Marseillaise et porter un tee-shirt avec le drapeau Français, alors non je ne suis pas nationaliste.

Oui, ben la France je l'aime bien, parfois.
Cependant j'ai eu un break-down vers mes 19 ans car j'ai pris conscience que la France n'était pas si parfaite. J'ai aussi réalisé qu'être Français avait une connotation raciste dans beaucoup pays, que c'était un gouvernement qui mentait, que ce n'était PAS le pays des Droits de l'Homme, que la seule valeur dont nous pouvions être fier était la Cuisine (que je réalise plutôt bien d'ailleurs...).


Je voudrais en venir à la nécessité d'avoir une carte d'Identité Nationale.

Alors je sais vaguement que nous avons une lois idiote qui dit que pour prouver ta nationalité Française on remontra jusqu'à la nationalité de tes quatre grand-parents.
D'accord, mais si l'on me retire mon identité Française : qui serais-je, que serais-je ? Comment vit-on sans identité Nationale ?

Je pensais, en relation avec plusieurs films sur la Seconde Guerre Mondiale que j'ai vu, que les Français ne souhaiteront jamais renoncer à leur carte d'Identité Nationale. Nous avons subit cette période terrible où l'on devait "prouver" qui l'on était, que nous avions le droit de vivre dans ce pays. Mais qui est-on ?

En Angleterre, les gens n'ont pas de carte d'identité Nationale. Comment savent-ils qui ils sont ? Comment se détermine leur identité ?
Et nous alors, les Français ? Est-ce qu'un bout de plastique, parfois rogné dans les coins, est bien utile ?

Recherche dans le dictionnaire, en quête d'éclairement...

IDENTITÉ :
Caractère de ce qui demeure identique ou égal à soi-même dans le temps (identité personnelle).
Conscience de la persistance du moi : "Il s'opère des changements continuels en nous (...) et néanmoins nous avons toujours le sentiment de notre identité. Qu'est-ce donc qui atteste cette identité, si ce n'est le moi toujours le même." - Staël, Allemagne.

IDENTITÉ NATIONALE :
Ensemble des traits ou caractéristiques qui, au regard de l'état civil, permettent de reconnaître une personne et d'établir son individualité au regard de la loi :
"On n'a trouvé sur lui aucun papier qui permette d'établir son identité." - Gide, Caves Vatican
"On m'a encore fait décliner mon identité." - Camus, Étranger.

Quelle relation établir entre ces deux notions ?

N'ai-je une identité que parce qu'elle est aussi Nationale ?
Qui suis-je quand aucun pays ne me reconnaît comme vivant sur son territoire ?


« Français » est un court métrage de Claire Koç qui traite de façon décalée mais frontale la question de savoir ce que c'est que d'être Française ou Français. Avec François Bégaudeau en guest star sans humour !



mercredi 31 août 2011

La Justine, elle est multi-task

Vivre en Irlande, être French et opportuniste vous ouvre les portes... de la cuisine.

Aujourd'hui je suis commis de cuisine en pâtisserie !
Je coupe des pommes, fait des crumbles, du pain au céréales, des scones (vous savez ces pains Anglais avec lequel on accompagne son thé sur les coups de 5 heures ?)...
Ben oui : je suis "multi-task" moi (you understand?).
Enfin, je suis quand même hyper, méga, supra contente parce que, bien que la plus part de mes collègues Européens soient venus en Irlande pour apprendre l'Anglais, je suis personnellement venus ici pour faire le plein d'expériences en tout genre - et ça marche !

mardi 30 août 2011

Facebook veut gâcher ma vie...

Je suis là, mon ordi portable sur les genoux à vagabonder sur mon réseaux social favoris...Les photos de la fête de machin par-ci, des blogs de mode par-là... Ouah ! Leurs vies ont l'air fabuleuses. Et moi je suis en pyjama, pas maquillée, ni coiffée et en plus je ronge mes ongles... Naze.

Alors y'a deux solutions :
- leurs vies sont vraiment géniales ;
- leurs vies sont "normales" mais ils se poussent à les rendre FABULEUSES ; ou pour faire jalouser le monde, ou pour se rassurer. Dans ce cas je prends quand même un plaisir triste et masochiste à passer des heures en ligne à chercher le pourquoi du comment je ne puis être heureuse comme eux (parce que tu focalises trop... banane!).

Oui, Facebook gâche ma vie. Plus je suis triste plus il m'enfonce.
Le pire c'est que j'en suis maillon actif. La dépression des réseaux sociaux parait que ça s'appelle... A cause de lui, je ne sais plus ce que je veux.
Je veux seulement copier, égaler, gagner, me montrer, paraître... Je suis perdue, nous sommes perdus, nous sommes une société perdue et nous courront toujours sans réfléchir.

Voit la vidéo, prise sur le site www.philomag.com


mardi 26 octobre 2010

J'ai retrouvé ma "minute philo"

Quand on a une vie un peu hésitante, que l'on a envie de faire quelque chose, que l'on a envie de penser quelque chose et bien les intellectuels sont là pour nous donner de quoi penser. C'est un peu pitoyable. F. Schiffter.


Il faut commencer petit, dans son métier, dans sa vie. Accepter d'être débutant. Mais moi, je n'arrive pas... Ceux qui on vraiment de l'ambition, je les envie. Moi je ne connais pas mon chemin et le monde est tellement vaste qu'il est dur de le trouver.

Alors je pense que oui, parfois on a envie de se faire dicter sa vie. Seulement parce que nous sommes perdus et qu'être perdu, eh bien ça fait peur.
Alors, est-ce un manque de confiance en soi qui m'empêche de m'accomplir ? Ou ai-je simplement la flemme ? De toute manière, il est bien difficile de commencer petit dans une discipline, quand on a pas idée de qui l'on veut devenir.

Mais : part-on sur les chemins de la vie en essayant de devenir cette image fixe de la personne que nous avons en tête ; ou part-on sans idée fixe à la recherche de ce quelqu'un que l'on pourrait bien supporter d'être au quotidien ?

dimanche 24 octobre 2010

Bilan d'un an de vie

Je relis mon blog... après un an. Après un an de vie en Angleterre.

Il est toujours difficile d'être objectif face à soi même et son comportement. Mes écrits sont restés figés et je m'en suis envolée vers une autre vie où j'ai continué à forger et me suis un peu calmée. Maintenant je remarque que je me plains beaucoup : et rien ne va, et je suis malheureuse et patati et patata. Tête à claque. A trop se plaindre personne n'y croit plus (mais je ne suis pas devenue radicalement différente, non).

Pendant un an j'ai eu l'impression de vivre plusieurs vies :

** Dès mon arrivée j'ai fait la connaissance de Charlotte (une autre Au Pair Française). On faisait beaucoup la fête et du shopping. Reading était notre ville de prédilection.
** Charlotte est retournée en France et j'ai rencontré Morgane, Française également. J'ai commencé à visiter, découvrir de nouvelles villes, de nouvelles personnes, à m'imprégner proprement de l'Angleterre.

The River Lee in Wallingford (pub)

** J'ai rencontré Margaux. Nous allions dans la même école, parfois nous déjeunions ensemble au loaf (la cafétéria). Je prenais des cours d'Anglais une à deux fois par semaine et il y avait des examens trimestriels. Nous faisions la fête toute les trois. Endroit préféré : Le Que Pasa !
** Fin des cours, j'ai eu mon diplôme de langue. Pauline est venue être Au Pair ♥ et nous avons rencontrait Jean-Luc, étudiant-chercheur à l'université d'Oxford.
** Pendant trois semaines je m'en suis allée travailler dans le sud de l'Angleterre. J'ai intégré un séjour linguistique Français en qualité d'assistante sanitaire. C'était long, les deux premières semaines m'ont beaucoup plus. Par conséquent, la dernière beaucoup moins.
** Retrouvailles avec Pauline - Morgane - Jean-Luc. Pauline habite dans un village où la semaine de mon retour correspond avec le Festival Beer and Cricket. Elle me présente les amis qu'elle s'est fait en mon absence. Des Anglais, dont l'un d'eux se prénomme Mike...

In Jericho with Pauline and Morgane
** Pauline s'en va : ( et je passe beaucoup de temps avec Mike.
** Maman et Nico visitent l'Angleterre.
** Mike ♥
** Les copines Delphine, Lou et Pauline viennent me voir ! Pauline restent jusqu'à fin Août ! Quelle compagnie, je suis ravie.

Cupake café in Wallingford

** Retour au dur travail d'une Au Pair. J'en ai assez en fait. I gave up the 24th of september.
** Je retourne en France le 4 octobre.

A quand la prochaine aventure ?

lundi 2 novembre 2009

Je crame les chewing gum

Je sais souvent écrire quand je ne vais pas bien, mais je manque d'un vocabulaire positif pour exprimer ma joie, ma satisfaction et cette sensation de bien-être qui vous chatouille le ventre.
Je ne me suis jamais demandé si j'étais davantage attirée par les films tristes pour leur capacité à faire pleurer, que par les histoires fantastiques, comiques. Il est vrai que j'ai un goût prononcé pour les premiers.
Je pense qu'il est simple et bon d'éprouver tout un panel d'émotion plus ou moins triste, ça forge la "palette sentimentale" finalement.


Je n'ai jamais eu honte de pleurer - crier - me mettre en colère - exprimer de la jalousie... car mes sentiments font entièrement partie de moi. Jouer avec ses sentiments et les mettre à l'épreuve, nous apprend à les gérer, à les contrôler et à en faire bon usage. Clairement, si tu connais ce qui te fait peur, dans quelle situation tu es susceptibles de pleurer... alors tu sera plus fort. Vouloir éviter les sentiments, que beaucoup qualifient de "négatifs", n'est pas bon. Nier son "moi sentimental", c'est nier sa capacité à sentir l'essence même d'une vie où l'on ne fait pas que rêver.


La tristesse est importante : elle aide à faire le deuil des situations passées, permet de faire table rase et de continuer à avancer.
Peut-on vraiment être heureux si nous n'avons jamais exprimé de la tristesse ?


On me verra moralisatrice, mais quelqu'un sans cesse heureux, paraît bien suspect, étrange. Est-il humain ?
Parfois, c'est pas exprès, j'aime être triste. Alors je me sens vivante, une partie de moi se réveille. Quand ma tristesse ne me désespère pas (!), elle me rend plus fort et me donne envie de me battre !

mardi 27 octobre 2009

Paulo

Je lis Paulo COELHO, L'Alchimiste et je retiens :
" Il n'y a qu'une chose qui puisse rendre un rêve impossible : c'est la peur d'échouer "...

Mes passages favoris :

" C'est comme si le monde entier était devenu muet parce que l'âme du jeune garçon faisait silence. Il n'y avait ni douleur, ni souffrance, ni déception : simplement un regard vide qui traversait la petite porte du bar, et une immense envie de mourir, de tout voir finir pour toujours à cette minute même."
Comme je comprends ces quelques lignes...

" Je ne veux pas changer, parce que je ne sais pas comment changer. Je suis désormais tout à fait habitué à moi-même. "
J'ai bien peur d'avoir peur de ne pas savoir...

" Et quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure manière d'aller de l'avant. "
Maintenant je dois vivre avec les choix que l'on m'a imposés, le reste n'appartient qu'à moi...

" Même si je me plains un peu, disait son cœur, c'est seulement que je suis un cœur d'homme, et les cœurs d'hommes sont ainsi. Ils ont peur de réaliser leurs plus grand rêves, parce qu'ils croient ne pas mériter d'y arriver ou ne pas pouvoir y parvenir. "
Et pourtant nous passons la plus grande partie de notre vie à envier (en secret) ceux qui se donnent les moyens de réussir, plutôt que d'entreprendre nous même notre propre - et fabuleux, voyage...

" La crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même "
Oui, un enfant qui n'a pas peur de tomber marchera plus vite que celui qui a peur de trébucher...

dimanche 18 octobre 2009

Je ne sais pas où je suis

Il y a deux semaines, j'ai quitté St Jean : mon enfance, mes ami(e)s, mon cocon .

Parfois quand il m'arrive parfois de voir/savoir que ce monde que j'ai quitté s'amuse, je me dis que je loupe quelque chose. Je ne suis plus sûre de moi, de la raison qui fait que je suis éloignée. Je regrette tellement d'avoir su me mettre certaines personnes à dos avant mon départ, d'avoir réagi au quart de tour, d'être rester seule et d'avoir voulu plus... J'ai voulu couper les ponts pour mieux repartir, mais je pense qu'on ne peut jamais s'affranchir de son passé. Et peut-être qu'il ne vaut mieux pas.

Mais plus fort que moi, je me déteste.
Je me sens seule, démunie et j'ai envie de me terrer sous ma couette jusqu'à la mort... même si c'est exagéré.


Comment vivre ? Repartir de zéro, sachant pertinemment et désespérément, que je referai les mêmes erreurs, que je détesterai ma vie, et que je regretterai tout le temps de n'avoir pas su faire comme les autres ?


J'aurais temps voulu rester amie avec Peyo ; tant voulu que ça marche avec Lui ; tant voulu ne jamais me disputer avec Carla ; tant voulu avoir la délicatesse de garder mes amies et de m'en faire de nouveaux... mais le fait est que je ne suis bonne à rien, que rien ne marche et que tous sont fatigués de moi parce que je n'ai pas su rester simple et que j'ai fais du mal alors que je ne le souhaitais pas vraiment.

Je me déteste et finalement je vous comprends...