De tout, de rien et parfois du linge sale lavé en public.
Confessions et tribulations d'une fille qui avait 18 ans lors du premier billet.
Un défouloir comme il n'y en a pas d'autre.

For those who speaks English some articles are translated.
They are all ordered under the section "ENGLISH". Enjoy!

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jeudi 30 mai 2013

Se voit-on grandir ?

Ma petite sœur a douze ans. C'est elle maintenant, l'ado chamboulée par le changement, assaillie par les questions existentielles. C'est elle qui a, devant elle, une multitude de choix sur que faire de sa vie. 
Elle m'a volé la vedette. Je ne suis plus celle qui pleure, qui crie, qui tape du poing, qui m'interroge, qui interroge, qui change de voie, qui enfreins les règles, qui... Mince. 
Maintenant c'est à moi d'être patiente avec cet être en devenir quand bien même j'aurais envie de la secouer. Mince. Je suis une adulte.

Adulte n.m/f 
Personne parvenue à sa maturité physique, intellectuelle et psychologique.
Le Petit Larousse – 2005

Maturité n.f 
Période de la vie caractérisée par le plein développement physique, affectif et intellectuel.
Le Petit Larousse – 2005
  

Disons que, pour l'aspect physique, je suis une adulte.

Maturité intellectuelle ? Je crois qu'il faudrait préciser les champs de l’intellect ou bien personne ne serait jamais adulte mais, comme j'aime le dire, « pas fini ».

Maturité psychologique ? Comment est-ce que les aspects de mon esprit conscient et inconscient pourraient-ils, un jour, arrivés à maturité ? C'est complètement insensé. Il me semble que le jour de la maturité psychique individuelle n'existe qu'au moment de la mort. Bien sur la science de la psychologie sait établir la « cartographie » des sentiments, des idées et des comportements d'autrui mais, nous l'avons dit, c'est une science et par définition elle ne cesse d'évoluer et de s'enrichir.

Cette définition de l'adulte selon le Larousse me semble bien erronée...

La première fois que je me suis sentie adulte, c'est quand je suis partie en Angleterre alors que personne ne me soutenait : ni mon père, ni ma mère, ni mon boyfriend de l'époque. C'est alors que j'ai dit fuck off à tout le monde, que j'ai pris mes cartes en main et que je suis partie. L'une des plus grande et importante décision de ces quelques dernières années. Après deux ans à l'étranger, quand je suis revenue dans ma ville j'ai de suite sentie le décalage entre moi et mes copines d'avant. Ma vie n'était plus à St Jean de Luz, je n'avais pas d'autre choix que de me remettre en mouvement, espérant que le vent me porte quelque part où je pourrai planter quelques racines.


La deuxième fois que je me suis sentie adulte, c'est ici à Orléans. D'abord, parce que les petits de l'école où je travaille et ceux à qui je donne des cours particuliers, m'appellent madame (ou mademoiselle, quand j'ai de la chance) et attendent de moi que je sache, que je prenne des décisions, que je leur donne une ligne de conduite. C'est à dire qu'ils se référent à moi comme à un grand – à une adulte. D'autre part, même si je m'assume seule financièrement depuis mes 18 ans le poids économique est aujourd'hui d'autant plus flagrant.

C'est dur. C'est dur de se dire que quelque part, l'enfance est finie, je ne la retrouverai plus, je ne m'étais pas rendue compte qu'elle était morte le jour où je suis partie en Angleterre – ce qui, étrangement, correspondait à mes nineteen years old (19) : la fin « théorique » de l'adolescence chez les anglo-saxon !

dimanche 26 mai 2013

Si tu es mon miroir...

"Peut-être est-il exact que nous n'existons vraiment que si quelqu'un voit que nous existons, que nous ne pouvons parler vraiment que si quelqu'un est là pour comprendre ce que nous disons, qu'en un sens nous ne vivons pleinement que si quelqu'un nous aime." Petite philosophie de l'amour, Alain de Botton

Quand je suis seule, je ne me "vois pas". Je n'ai pas pleinement conscience de moi-même. J'ai été seule pendant longtemps, à subir les choix des autres, à ne pas m'investir émotionnellement. Maintenant, quand je suis avec d'autres j’aperçois les frontières de mon caractère, ma non-capacité à prendre des décisions, ma dualité exaspérante ou au contraire mon agressive politesse. Est-ce que j'aime ça ? Pas tellement. Mais que faire ?

Parfois, la vie nous amène à rencontrer des personnes qui nous désirent (où que l'on désir). Cela crée-t-il une sorte de lien invisible entre cette personne et moi - et nous ? Suis-je attachée à quelconques obligations ? L'image de moi que perçoit cet individu qui me désir, est-ce moi ? Puis-je avoir confiance en quelqu'un qui pense me connaître parce qu'il me désire ? Non. La personne qui nous désire ne souhaite-t-elle pas seulement trouver ce qui lui manque, derrière notre visage ? Moi, je ne souhaite être l'écran de projection de personne. Bats les pattes - en garde manant ! Enough, j'ai déjà donné...


"Si l'autre est mon miroir..."
Oui, cela fait sens. En société nous nous sentons bien ou moins bien selon ce que des personnes nous renvoient comme image de nous-même. Pourtant, pas de vérité ou de fausseté dans cela, seulement la sensation de s'aimer avec ce visage ou non. Je comprends que si M. et moi en avons terminé c'est que nous n'aimions plus celui ou celle que nous étions l'un avec l'autre, que nous ne supportions plus l'image que l'on se renvoyait mutuellement.

Mais si nous sommes dépendant des autres pour l'affirmation de notre moi, qui sommes-nous ? Nous avons mille visages, nous avons mille vies ! Qu'est-ce-qui, en moi, relève de la constance et qu'est-ce-qui fluctue selon qui je fréquente ? Suis-je en mesure d'être tout le temps la/le même moi ?

Ce que tu vois de moi doit, bien sur, être une partie de ma nature. Pour le reste, comment se protéger de la "défiguration" et de la "dépendance" ?



lundi 11 février 2013

Talk about me - not you

Je me demande pourquoi j'attire les foudres de cette manière.
Je veux dire, pourquoi les gens se sentent obligés de causer sur moi, de m'attribuer un/des surnom(s) et d'en faire des histoire de femmelettes... ?

Il y a, dans la vie, des gens qui savent parfaitement s'effacer, faire le dos rond, s'accommoder. Ils ne seront jamais la cible de rien et traverseront la vie sans déconvenues réelles.
La chance ? Je ne sais pas.

Lisez plutôt.


Voilà. Une femme sage et qui se tait, ne "fait" pas, ne "marque" pas l'histoire. C'est clairement de la philosophie de comptoir et pour preuve c'est une photo prise dans un pub de Dublin !, mais je me l'attribuerais pour ce qu'elle est.
Je n'ai pas de grandes prétentions mais pourtant, celle de ne pas me taire. Je viens de m'engager au sein de Radio Campus, la radio de la fac. Je vais faire des reportages et des interviews - je trouve ça plutôt cool.

Le regard des autres peut impressionner, faire peur, réduire le champ de nos possibilités. C'est d'autant plus compréhensible que certain s'autorisent, dès le matin, à casser du sucre sur le dos des autres. Faut-il leur péter les dents à la récré, les ignorer ou rentrer dans le rang et se la jouer discrète ?

Enfin, pour en revenir à ma question principale, vaut-il mieux être discrète ou faire parler de soi ?

Personnellement, mon choix est fait et vous le connaissez. Et bien heureusement je suis là pour occuper l'esprit de certain, dans le cas contraire il ne me parait pas qu'ils auraient beaucoup à penser et à débattre !

samedi 12 janvier 2013

Aime moi (mais pas trop)

M. me manque. Je cherche son visage dans chaque homme, sa douceur dans chaque frôlement. Une part de moi voudrait être capable de l'effacer, l'autre voudrait ne jamais l'oublier. J'associe à son image un doux souvenir, mélange de cuppa (thé anglais avec du lait) et de Tinie Tempah.

Quand on a vécu si intensément pour/avec quelqu'un et que l'on se retrouve soudainement seule, on doit se réinventer et s'affirmer. Tout ce que l'on avait vécu jusque là était "attaché" à cette autre personne - d'autant plus si nous avons était parfaitement fusionnelle avec cette dernière (jamais une bonne idée - cela dit...). Quand elle n'est plus là, nous nous questionnons sur qui nous sommes : quels sont mes goûts, mes opinions sur tel sujet, où vais-je maintenant ?

Il me reste un mois avant que ça ne fasse un an. Je ne sais pas si j'ai bien mis mon temps à profit. Il me reste encore tellement de choses à travailler. Mais je dois dire que mon accès récent à l'indépendance (locative) est positivement encourageant.

 Crawford Art Gallery - Cork (Ireland)


J'ai bien accepté, ces derniers mois, des rencard, des non-date (rencard sans bisous)... mais vraiment, la conclusion est qu'en ce moment, je n'ai le temps pour aucun "boyfriend". Non, je pense à moi. Je ne recherche rien d'autre que l'amitié. Je veux qu'on m'aime, mais je veux qu'on m'aime durablement. La DLC (date limite de consommation) qui plane au dessus de la tête des couples m'a toujours beaucoup inquiétée et stressée. Je préfère de loin avoir des amis, alors devenez ceux là.

Ce qui est drôle (ou pas d'ailleurs) c'est la manière dont marche les désirs et les attentes. Lorsque j'étais désespérée d'avoir un "boyfriend" (ah ouais carrément !) et bien : personne au portillon. Maintenant que j'aimerais bien avoir la paix, y'a une lite d'attente.

J'en ai marre qu'on tombe amoureux de moi sans ma permission. Quelle histoire.


 Crawford Art Gallery - Cork (Ireland)


vendredi 11 janvier 2013

Who's laughing now?

Dans la vie, je suis obsédée par le fait de trouver la ligne conductrice qui justifierait mes expériences, la motivation unique qui guiderait mes choix vers le but que j'aurais toujours voulu atteindre... Mais ça n'est pas le cas. Est-ce grave ?

Comme dit mon amie L., c'est absurde. Dans une vie, il n'y a pas de ligne éditorial. La vie est constamment en mouvement, des choses naissent des choses meurent. Et non, ce n'est pas grave.
J'ai tendance à multiplier les expériences différentes, sans liens entre elles. Et alors ? Celles-ci me construisent malgré tout. Orléans, j'aime bien. Parce que je suis stable et que beaucoup de choses me sourient. Parfois même, la chance. Je revis et je suis contente.

Des opportunités d'écritures pourraient voir le jour si j'osais seulement envoyer des essais. Il faut que j'écrive tous les jours maintenant ! J'aime les couleurs que produisent les mots lorsqu'ils s'entrechoquent, se croisent ou s'évitent.

Comme c'est marrant. C'est en quelque sorte une revanche. Je n'ai jamais parlé de ce qui m'a amené vers l'écriture. Je suppose qu'il s'agit d'une sorte de thérapie, de refuge. Je pense à la petite fille du collège qui, parce qu'elle était seule sur son banc, noircissait les pages juillet/août de son agenda d'écrits relatant la tristesse de sa pauvre condition d'adolescente. C'était une longue phrase.



Oh, so you think you know me now?
Have you forgotten how
You would make me feel
When you dragged my spirit down?
But thank you for the pain, it made me raise my game
And I'm still rising, I'm still rising, yeah
So make your jokes, go for broke
Blow your smoke, you're not alone
Who's laughing now?

samedi 22 septembre 2012

It's not you, it's me (but I lie...)

Gotye - Somebody That I Used To Know (feat. Kimbra)



I know it's only a song, but it's driving me crazy...


You were so coward to face the fact that it couldn't work so you made her say that it couldn't work. Then you were relieved weren't you? Not doing the bad work? Glad it was over? Still looking like a prince charming who have been badly hurt by the naughty witch, don't you? Poor you, isn't it?

She isn't talking to you any-more, poor you isn't it? It didn't ever accurate to you that you've hurt her? It is harder for girls to face that a relationship can't simply work.

Girls are taking it personally that is the real tragedy... They are seeing themselves badly, they are feeling guilty.

Since we're little our head is full of fairy tale, prince charming, pumpkins and guess what?, every-time we fucked up a relationship this dream of "becoming the happy princess" fall apart and that a little death for us. Men never die...

So here is the truth of why you haven't any news from her. Of course she is acting like nothing happened because that will be admitting that she had fail! Just imagine yourself after losing a football match, times it by 1000 and that will do...

After a relation-ship a girl have to reborn brand new. Men don't, only because their feeling are in a closed box. If she would ever want to discuss her past about you, that would be when she will be healed.

Nice rhythm though.

La femme pressée

Dans mon métier de baby-sitter professionnelle j'ai eu l'occasion de croiser différent type de femmes pressées. Elles ne sont pas un mythe. Elles témoignent facilement de la difficulté qu'est de vivre une vie de femme au XXI siècle. Lumière !


Il y a celles qui ne travaillent pas mais qui ont plusieurs enfants, un mari aimant qui passe 15 heures par jour au bureau et surtout : un réseau social à entretenir. Ce dernier est notre point le plus important et tout les moyens sont bons pour parvenir à ses fins : être la ménagère que tout le monde envie. Envoi de carte postal (home-made et c'est le TOP !), les appels téléphoniques, les e-mails, les "garden-party" ensoleillée, les après-midi shopping, les coRDV chez le coiffeur avec sa BFF (best friend). J'ai remarqué que l'achat de nouveaux vêtements et d'accessoires pour la maison était la pratique la plus courante chez ces femmes là. D'abord, elles ont tout cet argent que leur mari n'a pas le temps de dépenser. Ensuite, il faut bien amuser la galerie, vanter son statut social et avoir une excuse pour une tea-afternoon réussie.

Ce mode de vie est communicatif. Quand on vit au contact de ces personnes, on se sent importants. On se lance dans le mimétisme et on aimerait, nous aussi, ne pas avoir à travailler pour se consacrer pleinement à une carrière de mini It Girl à l'échelle locale.


Cet exemple est une exception. Mon "fond de commerce" réel sont des femmes de moins de 50 ans CSP+ (catégorie socio-professionnelle supérieur). Elles sont fascinantes, toujours bien maquillées et habillées. Elles possèdent une belle voiture, un animal domestique, 1 à 3 enfants, un mariage "parfait" (en apparence du moins) et surtout un métier qu'elles aiment, où elle s'épanouissent. 


Différents points m'ont beaucoup frappé chez ces femmes pressées.

Leur capacité à accorder leur confiance "facilement". Là encore, des guillemets car je sais bien que pour le poste occupé elles ont vu plusieurs candidat(e)s et que je fus celle retenue. Je ne connais pas réellement les critères qui les motivent, même si je m'en doute. Surement dois-je avoir une bonne tête ? Pour revenir à ma remarque, n'ont-elles pas le choix que celui de déléguer les tâches relatives au domicile ou ont-elles une confiance naturelle en l'autre pour leur rendre service ?
J'ai remarqué la tactique utilisée, toujours la même. Je la connaissais déjà pour avoir entendu un manager d'une grande entreprise française la manier parfaitement. C'est la technique du "je te fais confiance". Si une personne vous dit ça, vous ferez tout pour ne pas la décevoir. Imparable !

Leur rapport à leurs enfants. Elles les aiment, incontestablement. Mais elles ne sont jamais chez elles et leurs enfants ont, en l'espace de quelques mois, passé plus de temps avec moi qu'avec elles. Vous avez raison de me rappeler que c'est le rôle d'une baby-sitter professionnelle, mais je me permets quand même cette remarque. Elles ont du faire des choix qui ne sont pas faciles, je l'avoue.
Cependant, je n'avais pas toujours le bon rôle. Qui devait expliquer à un enfant de bas âge que maman à beaucoup de choses à faire et que c'est pour ça qu'elle ne peut pas être présente à son spectacle d'école ? Qui supportait "les mauvais coups", les égards de politesse, les reproches, les "de toutes façons mamans te paye pour être gentille avec moi" ? Moi.


Bien loin de moi l'envie de les culpabiliser à travers un article qui fait états des faits, justement. Bien-sur que j'envie ces femmes là, oui ! Mais la multi-casquette m'effraie. Je ne supporterais pas de tout faire à moitié. Enfin, peut-être le supporterais-je jusqu'au jour où mes enfants, ou mon boulot, me fasse une remarque amère.


Les femmes ont aujourd'hui (besoin) envie d'une vie à multiples facettes. Pourquoi ?
Ne croyez-vous pas que le carcan domestique a assez duré ? Les femmes ont des siècles de retard par rapport au mâle (mise à part exceptions) en ce qui concerne l'indépendance d'esprit et de corps, la prise de décision et la multiplication des fronts d'action. Et c'est là, une prise de conscience.
Être une femme c'est être sans cesse tiraillée entre l'envie de réussir "comme un homme", d'être une mère parfaite, d'être une épouse aimante, d'être une femme sexy et sophistiqué, d'être entourée d'ami(e)s et choyée... Vous n'avez pas la tête qui tourne ?


vendredi 31 août 2012

Divinité Porte-feuille

De retour d'une journée visite à Londres avec un groupe de jeunes...
The Clink Prison, St Pauls Cathedrale, Coven Garden, Buckingham Palace, village des Para Olympic, Westminster Abbey, House of Parliament, Big Ben...


Elle. "Et toi, t'as rien acheté ?"
Moi. "Non."
Elle. "Ah... (regard du genre elle doit être pauvre)"

Je crois que les gens ne comprennent plus le sens du terme visiter. Ils le confondent avec consommer.

VISITER - verbe transitif
Se rendre dans un pays, un lieu, aller voir un monument, un musée, etc. pour le découvrir ou en approfondir l'intérêt artistique, culturel, scientifique, etc.

CONSOMMER - verbe transitif
 
Amener une chose à perdre sa valeur économique par l'usage qu'on en fait pour la satisfaction de besoins individuels ou collectifs.

Pour ces gens là, rien ne vaut le coup à moins que ce soit ponctué de fantastique, de choquant, d'émouvant et de magasin de fringues. C'est pitoyable. Et quand bien même ils disent voyager, il suffit de gratter un peu leur discours pour comprendre qu'ils ont quitté leur chambre d'hôtel seulement pour être consommateur de merde en boîte.
Comme je le disais déjà, nous avons perdu tout sens de la communication avec les autres et surtout avec nous même. On en oublierait presque de nourrir notre esprit et notre imagination...
Pour moi, rien ne remplacera jamais le fait de se balader des heures dans les rues d'une ville inconnue, de lever la tête, de s'imprégner des odeurs et des couleurs...

Comprenez bien que l'argent doit être votre serviteur pas devenir votre maître, et que, le dépenser ne peut être considéré comme seule philosophie de vie.

Enfin, ne peut-on pas profiter de la vie autrement qu'en consommant ?

samedi 18 août 2012

Ne me parle pas ou j'me connecte

"L'ère de la communication."
"Les peuples n'ont jamais autant communiqué qu'aujourd'hui."
"Les réseaux sociaux rapprochent les individus."


Et que fais-je un samedi soir à écrire un article dénué de sens sur un blog Google - géant de la soit-disant COMMUNICATION entre les peuples ?
Rien.

Je pourrais sortir, parler, échanger, aller au cinéma, m'enrichir.
Mais attend.

N'as-tu pas remarqué que lorsque nous sommes en société en train de parler philosophie, voyages ou cacahouètes sucrées il suffit d'une demi seconde pour que la conversation devienne non-communicative ?
Je m'explique : dès lors que quelqu'un se "branche" sur la toile (le plus souvent par le biais de son téléphone, aaaarg !) alors toute la conversation tourne autour du virtuel et du "m'a tu vu". Les soirées ou aprem' entre amis se transforment en réunion de gros coincés du langage plantés derrière leur ordi, leur smartphone et/ou leur tablette. Le pire c'est qu'il s'agit d'un style de vie promut par les séries TV du genre How I met your mother.

En vérité, nous sommes dans l'ère de la solitude et de l’isolement dû à la technologie.
Vous savez, si vous n'êtes pas un communicant en 3D vous ne le serez pas mieux derrière un écran.
Et j'en ai marre qu'on respecte d'avantage l'information (la désinformation) de BFM TV plutôt que l'expérience humaine de chaque individus. J'en ai marre qu'on respecte plus un I Phone que mon discours. J'en ai marre qu'on nous mette la TV en fond dans tout les lieux publics alors que je voudrais ces espaces réservés à l'expression libre. On l'a perdue ! Desproges revient, je t'en supplie.

Il faut se recentrer sur l'humain. C'est urgent. Communiquer, c'est être ouvert d'esprit. Communiquer, c'est ne s'enfermer en rien. Communiquer, c'est respecter l'autre.

Je déteste ce monde.



mercredi 27 juin 2012

L'art de converser

Dans la matière, je débute.
Tout de même, je connais les sujets qui fâchent, ceux qui rapportent des points et ceux que l'on peut habilement détourner pour finalement en venir à soi et se laissé caresser par les compliments des autres. Surtout, je suis capable de distinguer les gens qui sont anti-constructifs dans la conversation.

Mais eux, je ne sais pas les gérer. Tout ce que je me promets c'est d'éviter les "moi-je" au possible. Ils me fatiguent.

Nous sommes d'accord, sans renier notre nature, l'être humain est égoïste et se plaît à parler de lui-même. Pourtant il faut apprendre à s'enrichir de l'autre, à s'intéresser à l'autre. A un moment il faut savoir dire "et toi ?". Oui, poser des questions, ouvrir son esprit et réellement apprendre de l'autre.

Durant ses trois dernières années descolarisés, je n'ai eu de cesse de m'entourer de gens très intéressants desquels j'ai beaucoup appris. J'ai des connaissances plutôt hétéroclites et c'est cela qui devrait faire la richesse de chaque humain : l'écoute.
Alors quand je n'ai pas l'occasion de partager mon parcours et d'en apprendre plus sur celui avec qui je converse, j'ai l'impression de faire de la rétention d'information et que la conversation est ratée.

Enfin, je me rends compte que c'est le problème de beaucoup d'étudiants.
Ils ne savent pas parler d'autre chose que de ce qu'ils ont vu et entendus à l'école (qui est certes très intéressant). D'ailleurs, quand j'avais 18 ans un de mes petit-copains me fis cette réflexion extraordinaire (la seule du genre, mais quand même) qui m'a propulsée vers l'avant. Alors merci F. !


Quote :
Travelling is the only money spent that makes you richer.

LES ESPRITS OUVERTS
ONT BESOIN NE PLACE
POUR GRANDIR
(in Cork, Ireland)

dimanche 27 mai 2012

Un ami

(pour une certaine commodité ce texte sera rédiger seulement dans un genre masculin mais s'applique également au féminin : une amie)

J'ai toujours exagéré.
Trois pierres dans le jardin font une montagne, une flasque d'eau est un lac et dans le même esprit, de petits problèmes deviennent très gros. Je manque parfois de discernement, je sais que ce n'est pas bien. Qu'y puis-je ? Ne nous leurrons pas, nous ne pouvons changer totalement notre personnalité. J'ai évolué au cours des ans, je ne pleure plus quand il n'y a plus de confiture dans le frigo. Maintenant, c'est vrai, que c'est dans ma nature mais qui serais-je si je devais changer ma tendance Basquaise à l'exagération ? (ça vaut aussi pour les Marseillais, de ce que j'en sais)

On m'a dit que je n'avais pas le droit de me plaindre. Un peu à la manière des gens qui ne finissent pas leur assiette on m'a rendu coupable de ceux qui mourraient de faim.

Mais qui a vraiment l'autorisation de se plaindre ? Qui, par opposition, n'en a pas la permission ?
Existe-t-il une échelle réglementaire, un politiquement correcte de la plainte ? Est-ce parce que je ne suis pas à la rue, parce que d'autre ont vécu pire que moi que je n'ai pas le droit d'émettre des soupçons, que je ne dois pas avoir mal au cœur ? Finirais-je seule parce que je manque de sagesse ou parce que ma vision est focaliséee du mauvais côté du prisme ? Ne suis-je qu'une enfant hystérique ego-centrée ?

Il me semblait qu'un ami était quelqu'un qui vous aime. Quelqu'un qui, comme par magie, savait balayer les coups de cafard.

Un jour, un de mes amis me fis timidement partager sa dernière déception. Un soir en rentrant tard d'une mauvaise journée de travail, il avait très faim. Il mis une pizza au four et quinze minutes plus tard quand elle était belle et croquante il se prépare à la sortir du four. Catastrophe ! La pizza glisse lentement vers le sol, il tente de la rattraper mais ce brule la main avec la pâte et la jambe avec la porte du four. Il finira sa soirée à manger des chips.

D'accord c'est un problème anodin, on a vu pire que ça, c'est ridicule, blablabla. Mais moi, je voyais bien que ça le bouleversé alors même si l'envie ne m'en manqué pas, je n'ai pas rigolé (ou alors juste un petit peu). Parce que c'est cela un ami. C'est cette personne très spéciale qui d'abord vous aime, qui ensuite, prendra un peu de "votre malheur" pour vous soulager, tout en vous accompagnant vers un raisonnement qui vous apprendra à voir le côté positif d'une situation ou qui du moins vous aidera à la dé-dramatiser. Non ?

Je m'en veux bien sur, parfois, d'être plaintive, mais d'autres sont sarcastiques, ennuyants, prétentieux alors laissez moi juger de mon "défaut" qui n'est pas si méchant que ça et ne soyez pas désobligeants. Car si j'accepte vos remarques avec une grande joie, parfois mitigée certes, moi au contraire je vous reproche si peu. Seulement, au cas vous l'auriez oublié, vous n'êtes pas parfait non plus.

A la vôtre !

lundi 21 mai 2012

Quelle vie choisir ?

Je crois que mon seul problème est que je n'ai pas trouvé dans quelle vie je voulais m'intégrer.

Ni vraiment ici, ni vraiment là bas, je reste un outsider. J'ai peur de m'intégrer quelque part et de louper ce qui se passe ailleurs. Tu m'as dit : "Faire un choix, c'est renoncer." C'est sûr...

Alors j'ai peur de ne pas savoir et j'ai peur de ne pas être heureuse.
Je ne bouge pas ou si peux, je teste 6 mois, 9 mois, par ci/par là et toujours je reviens dans les jupes de ma mère en me souvenant très vite que cette vie je ne l'aime pas (et qu'elle non plus) et ne souhaite pas vivre ici. Ou bien serais-ce seulement parce que les environs sont pleins de mauvais souvenirs ? Qu'importe.

Je ne sais pas, je ne sais plus, non vraiment je n'ai jamais rien su.

mardi 10 avril 2012

Boys will be boys



Les femmes...
Pourquoi font-elle ça ? Est-ce parce que nous rêvons de faire de notre vie un film de cinéma ? "Tient, si je faisais une scène ? Si je devenais une héroïne mal aimée et incomprise ?"

Quel pouvoir ont les images sur notre comportement ?
Pour ma part je dirais qu'en matière de relation amoureuse, elles m'influencent de trop. Je suis bâtie pour la tragédie, alors un peu d'élan et HOP... I screw up everything! Woupi!
Je rêve d'une histoire à la Roméo et Juliette. Je veux me savoir aimé mais je veux jouer l'inatteignable. Je veux que l'on m'atteigne, mais je ne veux pas le savoir.

Vous avez dit que les filles étaient compliqués ? Mon cher, ce n'est qu'un euphémisme !
Mais que veux-tu, depuis notre enfance nous sommes bercés dans ce sac de nœuds.
Alors soit compréhensible et aimant aussi...

samedi 10 mars 2012

jeudi 8 mars 2012

Journée Internationale des droits de la femme

Il y a environs 230 journée Internationale de.
Avant-hier c'était la journée Internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants.
Après-demain ça sera la journée Internationale du rein.

Chaque année quelques compatriotes masculins se croient fin drôles en tournant le sens de cette journée à leur avantage. Voyez plutôt :
"Oui, mais le reste de l'année ce sont les journées de l'homme !"
"Tu veux des fleurs, tu veux que j'fasse la vaisselle ? J'te préviens à minuit c'est fini !"
...

Bref, vous voyez le genre. C'est d'un intellect disons, autre...
Oui, ben moi ça ne me fait pas rire. Si une femme est sur un calendrier, mise au même plan qu'un rein ou qu'un programme destiné aux gamins c'est qu'il y a un problème, non ?
N'est-ce pas parce que les droits de la femme partout dans le monde ne sont pas respectés ?
N'est-ce pas parce qu'il y a toujours des femmes violées, battues, maltraitées, humiliées ?
N'est-ce pas à elles qu'il faut penser aujourd'hui, plutôt qu'à celui qui fera la vaisselle ?
Et si, par chance, vous avez plus de temps devant vous que celui de penser, alors peut-être vous pourrez agir.

A tout ceux qui se sentent d'humeur taquine sur le sujet... vaut mieux réfléchir deux fois !

La Rochelle, France
Si monsieur S. lit toujours mon blog, je suis sûre qu'il sera amusé.

samedi 3 mars 2012

Wake up by memories

Je hais être une humaine... cela parce que je suis dotée de sentiments et de pensées.
S'il est de l'ordre des choses que j'existe alors je préférerais être un poisson rouge. Puisque les animaux n'ont pas de sentiment, je ne serais pas malheureuse. Ou, comme dirait mon ami A : "Moi j'aimerais bien être une vache. C'est con comme animal mais ça a la belle vie, ça mange, ça chie, ça connait pas son destin...".

Moi je connais mon destin.
Oui, je suis vouée à être sans cesse torturée par mes pensées, mes souvenirs, mes choix.
Je suis vouée à me remettre en question, à me demander si je suis heureuse et ça ne me plaît pas. Je suis vouée à me mentir... chaque fois que je
ne voudrais pas affronter la réalité, que mes pensées seront trop pénibles, je m'en détournerais par de subtile moyen télévisuel ou autre poison de l'évolution.

C'est nul d'être humaine.
On a une conscience, on a la parole, on a des moyens et pourtant on ne peut rien faire.
ON
nous a donnée la moitié des informations et nous passons une vie a essayé de trouver l'autre. Elle sait qu'il y aura toujours des questions sans réponses, pourtant l'humanité continue de se mentir. A quoi sert-il d'être intelligent si nous ne sommes pas heureux ? L'être humain est un animal bancal et c'est le plus ennuyant du royaume.

dimanche 29 janvier 2012

AGIR

A la suite de ma première séance de kinésiologie, j'ai défini ma thématique de travail personnel. Comme le titre l'indique : savoir agir, pouvoir agir et enfin, AGIR.
Agir c'est être humain, c'est prendre des risques, c'est faire preuve de courage. Autant de mots clés sur lesquels j'ai déjà écrit un article.

Agir, pourquoi ?

Dans un de mes jours particulièrement inspiré j'avais pondu cette petite réflexion :

« L'homme n'est certainement pas fait pour être sédentaire. Dès lors qu'il s'installe dans l'ennui pour une durée indéterminée, commence la violence, les commérages, le laisser aller. L'homme a besoin de se réinventer lui même et s'il ne le fait pas par le voyage, il le fera par des voies plus destructrices pour lui et les autres... »

Le voyage, ça ne signifie pas forcément prendre sa valise et partir. On peut voyager intellectuellement, culinairement, lyriquement, et j'en oubli ! Get your ass into gear!

Mon problème est de trier clairement ce que je PEUX, ce que je SAIS et ce que je VEUX faire.
Souvent les notions se confondent, souvent je dois tenir compte d'éléments extérieurs, de contrainte, de force majeur, de personne autour de moi. Lors de mes études en com' (oui j'ai honte mais trop tard...), je ne trouvais pas bien difficile de faire croire aux gens qu'ils avaient ABSOLUMENT besoin d'un moulin à poivre qui chante...
Et puis pour moi, ben rien. Je n'arrive à me convaincre de rien. Les journées passent vite mais je ne fait rien d'elles. Je me languie de cet ennuie et je m'ennuie de ma paresse. Je suis un poisson rouge dans un bocal où il n'y a plus d'oxygène.

Changez mon eau SVP.


Le frein principal de l'action, c'est la peur d'échouer. Échec. Quel vilain mot de cinq lettres ! S'il y a échec, il y a sentiment négatif. J'avais un pote qui me disais souvent : « La chute n'est pas un échec, l'échec c'est de rester là où l'on est tombé. »

Aussi loin que je me souvienne je n'ai jamais voulu faire de vélo, mais j'ai appris à nager seule, je n'ai eu besoin de (presque) personne pour mes départs en terres inconnus et j'ai appris l'Anglais en deux ans. Je me demande si je n’éprouve pas un certain dédain pour les "petits objectifs"...
J'aime voir loin, voir grand, tellement que paradoxalement ben parfois, je ne fais rien (vous avez dit bizarre ?).

Picasso, lui il est acteur. Quand j'étais en Arts Appliqués ma prof de créa le citait en disant : «Je ne cherche pas, je trouve.»
Comment ? En testant, en se trompant, en parlant avec d'autres, en confrontant ses idées, en prenant des risques.

Alors qu'est-ce-que j'attends me diras-tu ?


Je prends du temps, oui. Ma tête est un grand chantier. En tout cas, faut y aller. J'ai déjà attendus trop longtemps...

Prochaine étape : renouer avec mes amis à Paris, Oxford, Cork. J'espère que ces rencontres me "doperont" assez longtemps pour me pousser à prendre des décisions.

mardi 24 janvier 2012

Le courage

Dimanche dernier c'était le réveillon du Nouvel An Chinois. C'est bibi qui a cuisiné le porc au caramel avec du riz cantonnais : )
Puis nous avons mangez des Fortunes Cookies, des petits gâteaux porteurs de messages, façon papillotes de Noël... (quoi que je pense la tradition Chinoise bien antérieur).

... euh oui !, j'en ai mangé six.
Certaines citations sont un peu difficiles à comprendre, non ?

Ma mère était toute enjouée car "c'est l'année du Dragon !", et je suis née en Janvier 1989 dans l'année Chinoise du Dragon. TF1 nous a dit que les Chinois prenaient cette année très au sérieux : "c'est une fierté d'avoir un Dragon dans la famille, c'est porteur de réussite, de courage, beaucoup de femmes essaieront de donner naissance à ce moment là" (maaaaazo !).

Mais bon, si des Chinois me disent que c'est mon année de réussite... je ne vais pas cracher sur un peu de bonne fortune ! (on n'est jamais trop prudent)

Alors j'ai réfléchi et je me suis dit que :

Le courage n'est pas l'abolition de la peur.
Ce n'est pas non plus aller dans les endroits dangereux et jouer les caïds.
Le courage c'est se lancer dans la vie sans savoir où l'on va mais ne pas avoir peur.



(il faudrait y aller maintenant, zou !)

Le risque

Le texte qui va suivre n'est pas de moi. Il m'a été donné par un ami il y a quelques années maintenant. Nous ne sommes plus en contact et c'est de ma faute. Je sais de source proche qu'il va bien. Il a la vie qu'aujourd'hui j'aurais voulu construire, mais moi j'ai choisi la mauvaise personne. Il me manque. J'espère qu'il passe toujours par ici. Ces mots je ne les ai jamais oublié.


Rire, c'est risquer de paraître idiot.
Pleurer, c'est risquer de paraître sentimental.
Aller vers quelqu'un, c'est risquer de s'engager.
Exposer ses sentiments, c'est risquer d'exposer son"moi" profond.
Présenter ses idées et ses rêves à la foule, c'est risquer de les perdre.
Aimer, c'est risquer de ne pas être aimé en retour.
Vivre, c'est risquer de mourir.
Espérer, c'est risquer de désespérer.
Essayer, c'est risquer d'échouer.

Mais il faut prendre des risques car le plus grand danger de la vie, c'est de ne rien risquer du tout.

Celui qui ne risque rien n'a rien, n'est rien.
Il peut éviter tristesse et souffrance, mais il n'apprend rien, ne ressent rien.
Il ne peut ni échanger, ni se développer.
Il ne peut ni aimer, ni vivre.
Enchaîné dans sa certitude, celui qui ne risque rien devient esclave et abandonne sa liberté.

Ceux qui risquent, sont libres.

mardi 10 janvier 2012

Dumbledore's dead

Je relis tout les Harry Potter mais en Anglais cette fois-ci.
Je viens de finir le 6 ce matin. Dumbledore est mort, ahhahah c'est trop triste !

J'ai l'impression qu'en le lisant en Anglais j'ai saisi un sens différent.
Lorsque Dumbledore meurt, Harry conclus que tout ceux qui ont voulu le protéger - sa mère, son père, son parrain et finalement Dumbledore, ont cassé leur pipe. Il sait que maintenant il doit se protéger seul. Il est seul face à tous sans bien savoir que faire. D'abord il se dit qu'il est impossible et difficile pour lui de continuer la tâche incombé (tuer Voldemort) et finalement il prend conscience qu'il ne peut pas renoncer.

C'est un peu ce que l'on ressent lorsque l'on grandit, non ?
Sans nécessité que tout le monde meurt physiquement autour de soit, les relations établies avec les proches sont bousculés, s'effacent, meurent un peu ? Je m'explique. Nous ne sommes plus protégés comme nous l'étions enfant, nous devons faire des choix d'adultes, nous avançons nus, nous sommes seuls pour nous protéger... Parfois, on voudrait renoncer, stopper le temps, ne pas grandir mais quelque part on ne peut pas. D'abord, c'est impossible, ensuite l'être humain est trop curieux pour se satisfaire d'une seule perspective (j'y crois et l'espère). Notre carapace se forge au prix de grandes difficultés lorsque nous nous confrontons a plus grand, plus fort et plus ingénieux que soit. C'est là où les amitiés fortes se forgent et où elles sont les plus sollicités - très bien écrit dans le livre.

Oui, moi j'ai vu le lien. Je me suis un peu retrouvée dans la citation "seul sans personne". Car bien que nous soyons entouré par de la famille ou des amis, nous sommes et serons toujours seul.
C'est là, à mon goût, tout le drame et la beauté de la vie.
Personne ne peut vivre pour nous.
Personne ne peut mourir pour nous.
Seul avec d'autres tout aussi seul que nous.

I'm re-reading Harry Potter but in English this time.
I finished the 6th this morning. Dumbledore's dead, ahhhahah that's so sad!

I've the feeling that I'm getting more sense with the English version.
When Dumbledore die, Harry conclude that everyone who wanted to protect him - his mother, his father, his god-father and Dumbledore, they kicked the bucket. Now he's alone against all without really knowing what to do. First he thought that it would be impossible and difficult for him to honour his task (kill Voldemort) then he finally realise that he can't give up.

Isn't it what we feel like when we grow up?
There isn't the necessity for everyone around us to die, but our relationship with family are a bit shoved, faded, die a bit? I'll try to explain. We are not as protected as we used to be when we were a child, we have got to make our grown-up choice, we are walking disarmed... Sometimes we would like to give up, to stop the time, not to grow up but somehow we can't. First it's impossible, then human race is much too curious to get satisfied in a plain life (I hope and believe so). Our armour get stronger when it face difficulties, when we're "fighting" the unknown. That's where great friendship born and where we need them most - it's well describe in the book.

Yes, I did see the link. I found myself a bit in the sentence "alone without nobody". Even though we are surround by our friends and family, we are and will always be, alone.
It's, in my opinion the very tragedy and beauty of the life.
Nobody can live for us.
Nobody can die for us.
Alone with others who are alone like us.