De tout, de rien et parfois du linge sale lavé en public.
Confessions et tribulations d'une fille qui avait 18 ans lors du premier billet.
Un défouloir comme il n'y en a pas d'autre.

For those who speaks English some articles are translated.
They are all ordered under the section "ENGLISH". Enjoy!

samedi 1 septembre 2012

I'm back... home?

Je suis rentrée de cet été très mouvementé mais tellement enrichissant. Je suis contente.

J'ai appris a gérer un groupe de jeunes et toutes les situations imprévus que cela engendre.
J'ai dansé.
J'ai échanger des idées pas trop bêtes avec des gens plutôt intelligents.
J'ai appris que l'on tenait à moi.
J'ai su être politiquement correct, même avec les gens que je n'aimais pas trop...
J'ai rencontré un beau garçon dans la rue et je lui ai fait le coup du "What time is it, please?", mais il était Français...
J'ai parcouru plusieurs musées et bâtiments historiques.
J'ai partagé ma philosophie autours de moi.
J'ai rempli à donf mon Moleskine de pensées chimiques/explosives.

J'ai quand même loupé des trucs... des opportunités, quoi. Je crois que la prochaine fois je ferais mieux. Il y aura une prochaine fois. Et je ferais mieux.


Aujourd'hui, j'attends.
Ça ne fais que trois jours que je suis rentrée, mais déjà je suis lassée. J'attends la réponse pour la fac de Marseille. Ma grand-mère a dit qu'elle prierait pour moi. Alors s'il-te-plait Dieu, rien que pour qu'elle se fasse pas trop de soucis, fait que je sois prise dans ce satané cursus ! Merci.

vendredi 31 août 2012

Divinité Porte-feuille

De retour d'une journée visite à Londres avec un groupe de jeunes...
The Clink Prison, St Pauls Cathedrale, Coven Garden, Buckingham Palace, village des Para Olympic, Westminster Abbey, House of Parliament, Big Ben...


Elle. "Et toi, t'as rien acheté ?"
Moi. "Non."
Elle. "Ah... (regard du genre elle doit être pauvre)"

Je crois que les gens ne comprennent plus le sens du terme visiter. Ils le confondent avec consommer.

VISITER - verbe transitif
Se rendre dans un pays, un lieu, aller voir un monument, un musée, etc. pour le découvrir ou en approfondir l'intérêt artistique, culturel, scientifique, etc.

CONSOMMER - verbe transitif
 
Amener une chose à perdre sa valeur économique par l'usage qu'on en fait pour la satisfaction de besoins individuels ou collectifs.

Pour ces gens là, rien ne vaut le coup à moins que ce soit ponctué de fantastique, de choquant, d'émouvant et de magasin de fringues. C'est pitoyable. Et quand bien même ils disent voyager, il suffit de gratter un peu leur discours pour comprendre qu'ils ont quitté leur chambre d'hôtel seulement pour être consommateur de merde en boîte.
Comme je le disais déjà, nous avons perdu tout sens de la communication avec les autres et surtout avec nous même. On en oublierait presque de nourrir notre esprit et notre imagination...
Pour moi, rien ne remplacera jamais le fait de se balader des heures dans les rues d'une ville inconnue, de lever la tête, de s'imprégner des odeurs et des couleurs...

Comprenez bien que l'argent doit être votre serviteur pas devenir votre maître, et que, le dépenser ne peut être considéré comme seule philosophie de vie.

Enfin, ne peut-on pas profiter de la vie autrement qu'en consommant ?

vendredi 24 août 2012

Scrumble eggs

This does not have anything to do with love.
Only, I will never get over the fact that I have lost you forever.

samedi 18 août 2012

Ne me parle pas ou j'me connecte

"L'ère de la communication."
"Les peuples n'ont jamais autant communiqué qu'aujourd'hui."
"Les réseaux sociaux rapprochent les individus."


Et que fais-je un samedi soir à écrire un article dénué de sens sur un blog Google - géant de la soit-disant COMMUNICATION entre les peuples ?
Rien.

Je pourrais sortir, parler, échanger, aller au cinéma, m'enrichir.
Mais attend.

N'as-tu pas remarqué que lorsque nous sommes en société en train de parler philosophie, voyages ou cacahouètes sucrées il suffit d'une demi seconde pour que la conversation devienne non-communicative ?
Je m'explique : dès lors que quelqu'un se "branche" sur la toile (le plus souvent par le biais de son téléphone, aaaarg !) alors toute la conversation tourne autour du virtuel et du "m'a tu vu". Les soirées ou aprem' entre amis se transforment en réunion de gros coincés du langage plantés derrière leur ordi, leur smartphone et/ou leur tablette. Le pire c'est qu'il s'agit d'un style de vie promut par les séries TV du genre How I met your mother.

En vérité, nous sommes dans l'ère de la solitude et de l’isolement dû à la technologie.
Vous savez, si vous n'êtes pas un communicant en 3D vous ne le serez pas mieux derrière un écran.
Et j'en ai marre qu'on respecte d'avantage l'information (la désinformation) de BFM TV plutôt que l'expérience humaine de chaque individus. J'en ai marre qu'on respecte plus un I Phone que mon discours. J'en ai marre qu'on nous mette la TV en fond dans tout les lieux publics alors que je voudrais ces espaces réservés à l'expression libre. On l'a perdue ! Desproges revient, je t'en supplie.

Il faut se recentrer sur l'humain. C'est urgent. Communiquer, c'est être ouvert d'esprit. Communiquer, c'est ne s'enfermer en rien. Communiquer, c'est respecter l'autre.

Je déteste ce monde.



mercredi 4 juillet 2012

Oh! I shouldn't...

God my English is horrible...
Since I'm not with M anymore it seems that I haven't practice that much.
Jersey is fantastic and the weather is similar to Ireland. But I can't get M out of my head. What's wrong with me? I think I've made a mistake...

Heading to Southport now... See you!

samedi 30 juin 2012

Back on the road, baby!

Finally. I'll do what I like the most. Today I'm starting my summer season of work-holiday.
I'm one of the leader of a teenage group and we stayed in the UK as part of a program to learn English - them, not me :)
I'm going to 3 destinations x 15 days. First I'll go to Jersey Ci, then to Southport and finally to Hastings. Some very anglo-saxon holidays. Bon voyage !



mercredi 27 juin 2012

L'art de converser

Dans la matière, je débute.
Tout de même, je connais les sujets qui fâchent, ceux qui rapportent des points et ceux que l'on peut habilement détourner pour finalement en venir à soi et se laissé caresser par les compliments des autres. Surtout, je suis capable de distinguer les gens qui sont anti-constructifs dans la conversation.

Mais eux, je ne sais pas les gérer. Tout ce que je me promets c'est d'éviter les "moi-je" au possible. Ils me fatiguent.

Nous sommes d'accord, sans renier notre nature, l'être humain est égoïste et se plaît à parler de lui-même. Pourtant il faut apprendre à s'enrichir de l'autre, à s'intéresser à l'autre. A un moment il faut savoir dire "et toi ?". Oui, poser des questions, ouvrir son esprit et réellement apprendre de l'autre.

Durant ses trois dernières années descolarisés, je n'ai eu de cesse de m'entourer de gens très intéressants desquels j'ai beaucoup appris. J'ai des connaissances plutôt hétéroclites et c'est cela qui devrait faire la richesse de chaque humain : l'écoute.
Alors quand je n'ai pas l'occasion de partager mon parcours et d'en apprendre plus sur celui avec qui je converse, j'ai l'impression de faire de la rétention d'information et que la conversation est ratée.

Enfin, je me rends compte que c'est le problème de beaucoup d'étudiants.
Ils ne savent pas parler d'autre chose que de ce qu'ils ont vu et entendus à l'école (qui est certes très intéressant). D'ailleurs, quand j'avais 18 ans un de mes petit-copains me fis cette réflexion extraordinaire (la seule du genre, mais quand même) qui m'a propulsée vers l'avant. Alors merci F. !


Quote :
Travelling is the only money spent that makes you richer.

LES ESPRITS OUVERTS
ONT BESOIN NE PLACE
POUR GRANDIR
(in Cork, Ireland)

vendredi 15 juin 2012

The Virgin Suicides

Essai écrit dans le cadre de l'université.

The Virgin Suicides de Sofia Coppola
(ou le mal de vivre au cinéma..)


ET SI L'ADOLESCENCE ÉTAIT LE TEMPS OÙ IL FAUT CHOISIR ENTRE VIVRE ET MOURIR ? 1
C'est ainsi que l'on pourrait résumer l’œuvre de Sofia Coppola. Retour en 1999 où cette jeune réalisatrice en herbe, mais non moins talentueuse, adapte le roman The Virgin Suicides de Jeffrey Eugenides au cinéma.



Benjamine d'une fratrie de cinq filles, Cecilia Lisbon se suicide. Dans une banlieue américaine puritaine et bourgeoise des années 70 le reste des sœurs, de jolies blondes en mal de vivre, sont soumises à l'autorité possessive de leur mère et finissent enfermées dans la demeure familiale. Ce drame nous est conté par une bande d'adolescents qui sont prêts à tout pour faire la connaissance des mystérieuses sœurs Lisbon.

Sofia Coppola a souhaité rester très proche du roman. Cependant le livre a été écrit par un homme et le film réalisé par une femme il y a donc logiquement une différence de perception. La réalisation est parfaitement maîtrisée, minutieusement calculée et complètement graphique. Elle est d'abord dirigée par le bon goût d'un regard féminin, aiguisé par l'élégance et qui parvient à transposer l'univers de cinq jeunes filles en fleurs, blondes comme les blés. L'image valse entre la douce rêverie et le fantasme, entre le mystère et l'angoisse, mais résonne toujours d'une certaine mélancolie. De celle qui se caractérise par la capacité à regarder son destin et en accepter sans joie ni désespoir son « inexorable accomplissement »2. Cela ne trompe pas, Sofia Coppola sera gratifiée en 2001 du MTV Movie Awards Meilleur Réalisateur.

Toutefois, la réalisation garde un point de vue masculin car l'histoire nous est raconté par quatre garçons qui mélangent leurs propres souvenirs à ceux trouvés dans le journal de Cecilia. En découvrant ses écrits intimes le spectateur est mis au rang de voyeur, de curieux. Des passages y décrivent Lux - la quatrième des sœurs - dans son intimité, dans des positions et des attitudes qui la subliment en beauté et excitent l'imagination des garçons.

Dans cette œuvre, le matérialisme et l'obsession pour l'apparence parfaite sont largement critiqués. The Virgin Suicides sera l'exception du genre "teen-movie" (film pour ado) inventé par les américains, où ces valeurs sont en général portées à limite de l'adulation. Josh Harnett est excellent dans l'incarnation DU beau gosse dont toutes les filles tombent amoureuses : Trip. Toutes, sauf Lux interprétée par Kristen Dunst. Chapeau pour le jeu d'acteur de cette dernière, qui saura apporter le charme et le mystère suffisant à l'inaccessible adolescente de quatorze ans que rien n’effraie. Lux est, bien plus que ses sœurs, l'incarnation du mal-être adolescent.

La musique, composée par le groupe Air, remplace avec finesse la parole. En effet The Virgin Suicides ne brille pas par la longueur de ses dialogues. Il est presque étouffant de sentir le poids du manque de communication familiale.
Entre un père absent (James Woods) et la domination excessive de la mère (Kathleen Turner), les adolescentes sont contraintes au silence. De même, il est suffocant de constater que cet univers est toxique et que même les arbres du quartier ne sauront survivre à cette contagion et finiront abattus un à un. L'ambiance sonore sait compléter parfaitement la description du monde asphyxiant dans lequel les filles survivent.

Par dessus tout, le refoulement des pulsions aboutit au strict effet contraire de celui recherché. Les parents semblent ignorer ce principe car les tabous et les interdits sont nombreux pour les sœurs. Et qu'est-ce-qu'un adolescent sinon cet être hypersensible en proie à la liberté et toujours tiraillé entre l'enfance protectrice qu'il a connu et l'appel excitant des ''premières fois'' ? C'est à en perdre la tête ! Qui l’on est et où l’on va ? On ne le sait pas à quatorze ans, tout ce que l’on désire, c’est de l’amour. Mais dans un monde fait d’obligations (scolaires, familiales, religieuses) où les désirs personnels ne sont jamais pris en compte, cet amour n'existe pas, malgré ce qu'en dit la mère. Que peut-on faire de sa vie lorsque l'on est privé de contact extérieur ? Quelle perspective d'avenir pouvons-nous envisager ? C'est d'une terrible tristesse. A ce moment là, le suicide n'est plus un appel au secours : il est le seul échappatoire possible et la solution choisie par les quatre sœurs.

En réponse à Vincent Ostria dans L'Humanité (27/09/2000) qui décrira ce film comme « cucul romantique » je dirai que non, ce film n'est pas vain et a le mérite d'attribuer au mal de vivre adolescent une représentation cinématographique de qualité 3. Bien sûr The Virgin Suicides ne rompt pas définitivement avec les stéréotypes Américains du "teen-movie" : football américain, bal de promo, élection de la Queen and King..., mais la réalisation va plus loin. Elle nous emmène derrière le décor lisse de cette banlieue puritaine, derrière ces visages et ces coiffures soignées et creuse la psychologie des personnages. Au même titre que les quatre garçons, nous sommes pris à témoin sur ce que la mélancolie profonde a pour conséquence : la mort.

L'amour obsessionnel et convulsif de l'adolescence, les moments magiques qui ne durent jamais, tout cela résonne encore, treize ans plus tard, comme étrangement familier.
Une œuvre parlante et indémodable.


Références
1 Hafid Aggoune – extrait du roman Quelle nuit sommes-nous ?
« L'adolescence est le temps où il faut choisir entre vivre et mourir. »
2 Aristote
3 Nicolas Rey pour Le Figaro Magazine
« Le mal de vivre n'a pas d'explication. Il avait des chansons. Il a trouvé son film. »

jeudi 7 juin 2012

Amnésie amoureuse

Ma théorie est que l'amnésie amoureuse, comme je l'appelle, est nécessaire à la survie de l'espèce. Sinon jamais, mais jamais, après une rupture nous ne souhaiterions retomber dans les bras d'un homme !

Voici ma liste. To remember.

- Don't change your future for a guy, just find a guy whose future matches yours ! Un couple ça se construit à deux et la femme n'est plus celle qui doit se sacrifier par amour pour son conjoint.

- Ne pas trop raconter sa vie à son mec. J'ai des copines pour ça. S'il veut savoir il demandera. S'il se fout de savoir quoi que ce soit, le quitter.

- Être réaliste et ne pas comparer sa vie à Sex And The City.

- Ne pas l'inciter à me quitter sous prétexte qu'il y a mieux ailleurs.

- Prendre ce qu'il me donne. Si ce n'est pas assez, chercher "ce quelque chose" ailleurs. Les hommes n'ont pas de scrupules, moi non plus.

- Avoir mon APPART' / mon INDÉPENDANCE.

Libérer d'un poids...

Il m'a fallut pleurer ;
Il m'a fallut demander l'honnêteté ;
Il m'a fallut être malade ;
Il m'a fallut demander l'amour de mes amis ;

Mais c'est bon. I'm over it for good.

Now I can live for myself and the ones I love.