De tout, de rien et parfois du linge sale lavé en public.
Confessions et tribulations d'une fille qui avait 18 ans lors du premier billet.
Un défouloir comme il n'y en a pas d'autre.

For those who speaks English some articles are translated.
They are all ordered under the section "ENGLISH". Enjoy!

samedi 25 avril 2009

Samedi 25 avril

Comment cela se fait-il que ma vie balance sans cesse entre des instants de purs bonheur où je vis en parfaite alchimie avec les autres (et moi-même) et des instants où ma vie tombe dans les bras du désespoir le plus puissant et que je ne crois plus en rien ?
Je crois que je sais un peu mieux maintenant...

"Nous ne pouvons apprécier nos moments de joie et de bonheur que parce que l'on vit parfois des moments de solitude, de désespoir et de tristesse."

mardi 21 avril 2009

Partir

Je suis trop fatiguée !
En ce moment je dors au moins 15 heures sur les 24 que composent une journée. Et lorsque je suis éveillée je révise mon Economie-Droit. Ce n'est plus une vie !
Pouah !, mon corps est fatigué, je ne peux rien en tirer... comme s'il me donner le signal qu'il fallait se calmer. Alors je vois mes amis pour me détendre.

Ici à Biarritz avec Jéjé, dans le café où Maika travaille

Sinon, je lis toujours Petite philosophie de la connaissance de Bertrand Vergely.
Autrement, je m'interroge d'ailleurs sur le désir de vouloir tout voir, tout essayer.

► Il y a ceux qui ne bougeront jamais de chez eux, qui ne s'éloigneront jamais de leur famille ou de leurs amis sous prétexte qu'ils ont déjà tout ce qui leur faut et qu'importe le reste du monde.

► Il y a ceux qui seront pris de "bougeotte" et qui tenteront tout, visiteront tout.

► Il y a ceux, qui comme moi, sont partagés entre l'idée d'un confort tout léché en restant chez eux, et la tentation de découvrir beaucoup plus sur eux-même en partant sur les chemins du monde.

Quels sont ceux qui ont une haute estime d'eux même ?
Ceux qui ne prennent aucun risque car ils veulent se préserver ou ceux qui essaient tout en pensant que rien ne pourrait leur résister ?

C'est une question...

samedi 18 avril 2009

23 heures 30

Où est cette lois qui affirme que les parents ont le pouvoir absolu sur leurs enfants ?
Pensent-ils que la "puissance des gènes" leur accordent pouvoir et suprématie sur leur progéniture ?

vendredi 10 avril 2009

Oral de communication

Aujourd'hui j'ai passé mon oral blanc de communication. J'ai "tenu le coup" 40 minutes devant un jury de quatre personnes qui prend un plaisir malin à chercher le truc que tu ne saurais pas justifier, le truc auquel tu n'aurais pas pensé. Je suis sortie de là en versant une larme. C'est tellement dur de s'entendre critiquer (naturellement je n'aime pas ça !) quand on a fournis énormément de travail et d'énergie. Je me suis crevée sur ce boulot, sincèrement je n'ai pas fait semblant.

De de toute manière les oraux dits professionnels des examens sont un instant particulièrement redouté par les étudiants.

Et pourquoi ça ?
Avons nous peur de rater ?, ou plutôt de réussir ?

La peur de réussir peut être légitime. Elle entraîne le fait que nous quittions le petit monde, que nous entrions dans la cours des grands. Finis les enfantillages, bonjour les galères d'adultes, la jungle du marché du travail, la concurrence direct de ceux qui sont meilleurs que vous et surtout adieu, oui adieu à la belle protection de l'école, seul modèle de référence que nous connaissons vraiment depuis 20 ans (j'ai 20 ans !).

Réflexion à la sortie de mon oral... je suis enfin en vacance.
Creuvée...

mardi 7 avril 2009

Les bons biscuits de Bonne Maman

Aujourd'hui je mangeais un gâteau (j'ai eu ma bourse étudiante) et je me disais qu'avant la généralisation de l'industrialisation, ils étaient fait main. Véritables. L'un pouvait être d'un calibre plus gros, d'une forme un peu aplati,... Aujourd'hui ils sont tous pareil.

Est-ce qu'au même titre qu'une machine fabrique des gâteaux identiques et détruit ceux susceptibles de ne pas plaire au consommateur, la société fabrique des gens qui se ressemble ?

Si nous vivons sous le même régime, si nous recevons la même éducation est-ce-que cela fait de nous des êtres singuliers capables de réfléchir par eux-mêmes ou sommes-nous des automates ?

Faut-il ressembler aux autres pour être aimé ? Les gens différents sont-ils réellement capable de se mélanger ?

mardi 31 mars 2009

Heureusement je vais souvent au musée

" L'art c'est moins intéressant que la vie, mais ça aide à la comprendre "
John Baldessari (1931)

... moi je ne comprends rien

Je m'engouffre dans une vie trop grande pour moi. Il y a tellement de choix, de possibilité que je ne puis distinguer clairement mon chemin. Et je me sens un peu seule dans ce chaos. Je voudrais que tout soit tellement plus simple comme 1+1 font 2, sans variable, sans vecteur et surtout sans probabilité (pouah !). Je voudrais voir fleurir mes rêves de petites filles, sans honte et sans complexe.


lundi 30 mars 2009

"Je sais qu'il y a un bateau qui va au pays des rêves."

[...] et nous partions tous vers la promesse d'une vie meilleure... le train de 18 heure 56, direction Bordeaux.

Cette vie meilleure,
pensions-nous, accessible par l'obtention de diplômes en tout genre. J'ai eu cette impression à l'instant, quand le train démarre en grande pompe, en regardant ma mère me saluer sur le quai, un sourire radieux sur le visage. Je ressentais à travers elle une envie, un bonheur mêlé de tristesse trahissant son attente de résultats, eux même espérés par sa fille depuis deux ans... les examens, le diplôme, le salue, la gloire, la reconnaissance.

Cette vie meilleure,
disions-nous, celle qu'on nous impose par des schémas idéalistes, cette réussite à tout prix, sans quoi il n'y aurait aucune raison d'être !?... Dépasser, surpasser, s'élever... écraser ?

La vie est-elle une course, un marathon où les meilleurs sont glorifiés et les perdants passent leur chance une fois pour toute ? N'y a-t-il aucun autre moyen de se relever, de repartir du bon pied ? Sommes-nous disqualifiés au moindre faux pas ?
Est-ce-que ce tromper est grave ? Moi j'ai peur. Tu sais toi ?

C'est une peur inconditionnelle partagé, je le pense, par l'ensemble des individus de ma génération. Pourquoi ?

mercredi 25 mars 2009

Il a ouvert les vannes de la tristesse...

Aujourd'hui j'ai tenté l'expérience inavouable, celle que l'on chuchote en secret, celle qui fait honte... J'ai consulté un psychanalyste. Un vieux monsieur plutôt cool avec de grandes lunettes d'aviateur comme mon prof de math au lycée.

Je dis inavouable car dans un monde où il faut être toujours parfais et souriant, on a du mal à admettre que l'on ne va pas bien. Et quand mal il y a, avouer que l'on va chez un médecin "spécial" attire les regards de pitié et d'épouvante de vos collègues heureux.

Alors pour en finir de cette grande tristesse qui me ronge et m'empêche de croire en moi, pour arrêter de tenir compte de la vantardise stupide et démesurée de ces gens heureux, pour arrêter de grandir entre deux mondes sans jamais savoir qui je suis, pour tout cela, oui, j'ai eu besoin de quelqu'un.

Quelqu'un qui ne te regarde pas avec pitié, qui ne va pas te demander la semaine suivante si enfin ça va mieux "parce que c'est bon tu pourrais sourire !", quelqu'un de compétant y'a pas à dire.

Alors à tout ceux qui penserais me critiquer, je n'ai qu'une chose a demander ?
Toi si heureux dans ta vie, parfaite, coulante et bonifiante, toi, te crois-tu moins névrosé que moi ?

samedi 14 mars 2009

S'assoir seule sur un banc

"Sachez combien l'écriture accompagne nos vies d'étudiants en inscrivant sur le papier ce que nous vivons, voyons et ressentons. Et vous comprendrez pourquoi nous avons écrit ces textes."
Sébastien Thomas









De la solitude, du vide entre deux musiques... Le temps s'étire et laisse place à de longues pensées sans fonds, dénuées de sens, mélange de mélancolie et de mélodrame. Aurais-je l'air d'aimer la solitude ?

Loin de me déranger, il serait plaisant de la partager avec quelqu'un... Alors ce ne serait plus de la solitude me diriez-vous. Vous avez raison. Pourtant, personne à l'horizon, mince... j'ai sans doute un problème.

Mon attitude traduit-elle le contraire de ce que je souhaite communiquer ?
Comment faire ? Quand vous êtes dans l'état d'esprit " J'ai besoin de quelqu'un, je suis en manque " vous tombez toujours sur le premier déluré du coin qui va vous faire souffrir. Et quand vous envoyer le message " J'ai besoin de quelqu'un, je suis indépendante " personne ne vous approche.

Mais alors ?

J'ai l'âge de mon ♥

J'ai encore rêvé, encore espérée que ce soir tu me regarderais.
J'ai encore rêvé que tu passerais ta main dans mes cheveux, encore espérée que tu m'embrasserais lentement et passionnément.
J'ai encore rêvé que tu me saisirais par la nuque, encore espérée que je serais entièrement moi-même.
J'ai encore rêvé que cette fois j'existerais pour quelqu'un, encore espérée que mes efforts n'étaient pas vains.
J'ai encore rêvé de toi, de tes lèvres, encore espérée tes paroles si pleines de bons sens.
J'ai encore rêvé que tu avais besoin de moi, encore espérée que tout cela était réel.
J'ai encore rêvé que je te prouvais qui j'étais, encore espérée que tu me comprenais.
J'ai encore rêvé que ton indifférence ne me touchait pas...
Pourtant elle m’anéantit.

(finalement peut-être était-il trop idiot ou qu'il ne m'aimait pas vraiment...)