De tout, de rien et parfois du linge sale lavé en public.
Confessions et tribulations d'une fille qui avait 18 ans lors du premier billet.
Un défouloir comme il n'y en a pas d'autre.

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mercredi 23 janvier 2013

J'ai mal à l'amour

Je crie, je pleure, je me fatigue, j'empêche les choses de changer trop brusquement, je m'accroche, je me perds, je pleure, je me raccroche, je te perds, je ne sais plus qui je suis, je ne suis pas à ma place, je suis trop, je ne suis pas assez, tu me manques, j'en ai assez, aime-moi, je suis fatiguée, sois là où je t'attends, je fixe le temps, je cherche ce qui n'existe plus, j'ai peur, j'ai peur bordel...

J'ai mal à l'amour.
Je suis le malade imaginaire. Je souffre de mélancolie, ce mal occidental par excellence. Lacan dira : "c'est la déception toujours renouvelée de ne pas rencontrer l'autre où on l'attendait". Ouaip.

Quand bien même je crèverais d'envie qu'on m'aime, j'ai peur. Parce que je n'ai jamais su ou parce que je ne sais plus, je ne sais pas. L'amour, c'est l'inconnu. C'est accepter d'aller quelque part avec quelqu'un sans que cette personne ni toi-même soit en mesure de piloter l'engin correctement. De se laisser aller doit résulter de belles choses, je ne sais pas. Moi j'ai trop peur. Je ne sais pas faire et en même temps il faut accepter de ne pas savoir faire.

Ma vision de l'amour a toujours était trouble. Je ne sais pas ce que c'est. Oui je l'ai déjà dit... Mais il y a de ces choses que l'on ne peut vraiment comprendre tant que l'on ne les a pas expérimenté soi-même.

La relation que l'on a avec les autres est étroitement lié à la relation que l'on entretient avec notre mère (je suis mal barrée). Je ne sais pas si ma mère m'aime. "Oh ! Ah ! Ih ! Comment ose t-elle ? Fille indigne."
Ben ouais, je suis en droit de me poser la question. Il y a une différence entre faire de son enfant le prolongement de son propre corps, d'en faire son bouclier dans un procès de divorce et l'aimer. Parce que quand on aime on ne rejette pas violemment son enfant quand il ne correspond pas à l'image que l'on s'était faite de lui.

Quand on aime on ne ment pas.
Quand on aime on ne joue pas.
Quand on aime on ne teste pas.
Quand on aime on accepte, on partage, on soutient.
Quand on aime on aime pour de vrai et dans le respect de l'autre.
L'amour doit  rendre grand, rendre fort. S'il vous fait sentir mal, s'il vous fait douter, s'il vous demande de changer, partez en courant ! Ce n'est pas de l'amour mais le pouvoir de la possessivité.


Le "je t'aime, je te quitte, si tu m'aimes prouve-le moi" a assez duré. Moi je ne veux pas de ça et encore je sais que c'est inscrit dans mon fucking ADN... Tu m'as dit un jour, que quand on était grand on pouvait choisir d'aller contre l'éducation que l'on avait reçu. Ah bon, tu crois ? Faut être con pour se berner de chansons de ce genre. As-tu étais contre la tienne ?

On ne se construit pas en décidant de ce que l'on ne veut pas devenir car c'est la promesse d'un vagabondage sans fin. On se construit en décidant qui l'on veut devenir. Je l'ai compris aujourd'hui, mais pas grâce à toi, merci à mes ami(e)s.
Je décide qui je veux devenir, pas contre toi mais sans toi.  
C'est ça grandir.

2 commentaires:

Maëva a dit…

ah! l'énorme paradoxe qu'est l'amour! je ne peux que comprendre cela! quant à la relation avec nos chères mamans, crois moi, je suis également dans la merde! d'autant plus que je sais exactement quel est son sentiment! c'est trop cool, les prédispositions, quand même!!!

Justine a dit…

Battons-nous contre ces mémoires virtuelles qui prennent des décisions à notre place ! Aller viens, on va grandir ! :)