De tout, de rien et parfois du linge sale lavé en public.
Confessions et tribulations d'une fille qui avait 18 ans lors du premier billet.
Un défouloir comme il n'y en a pas d'autre.

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lundi 13 mai 2013

Wonder no-maman

Je ne lis plus Edith, toi même tu sais pourquoi. D'autres dans la foulée ce sont mis à boycotter ce mag qui sans parenthèse n'est pas le reflet d'une grande qualité Edith-oriale. Mais alors quand je suis "tombée" sur l'Edith-o du mois de mai, ça m'a fait mal, ça m'a retourné profond et mes yeux ont failli bruler. Aller, aller, j'me la joue supra mélodramatique mais sérieux, je vous le mets ici et nous en reparlons plus bas.

(pour ceux qui l'ignore Edith est un féminin gratuit distribuée à Orléans avec pour cible les CSP + coincées, des rues pavées illuminées la nuit)


Is it a joke? Malheureusement non...

La première lecture m'a choquée et le fait que je connaisse la personne qui a écrit cette splendeur y joue sans doute. Si encore il s'agissait là de vrai féminisme, passe encore...

Parce qu'il est vrai que ce n'est pas parce qu'un être de 3-4 cm nous déchire l'utérus que nous devons passer le reste de notre vie enfermée à la maison, esclave des fourneaux, du salaire de notre mari et de nos rejetons. Nous avons le devoir de nous battre pour avoir les mêmes droits que les hommes et le droit de prétendre à la même égalité qu'eux. 
Pourtant, la stupidité de certaines femmes dans leur pseudo combat m'attriste. Pourquoi est-il si dure d'accepter d'être des femmes tout comme les hommes acceptent d'être des hommes dans toute la splendeur de leur poil ? Il me semble que l'émancipation récente de la femme nous monte au cerveau et que nous voulons toujours plus : le beurre, l'argent du beurre et la crémière. Frapper, il le faut - oui, il y a tant de chose qui me font vomir dans la manière dont est traitée la femme, mais frapper n'importe où et annihiler notre nature pour "se faire comme un homme", ce n'est pas une solution vers l'égalité.

Je m'égare, pardonnez-moi. Recentrons nous sur le propos général. Je pense que dans quelques années j'écrirai un livre que j'intitulerai : L'art d'avoir des parents égoïstes - un guide pour palier votre manque d'amour.

Comme je disais plus haut (avant de m'égarer) ce texte n'est pas féministe. Il est faux. Il fait croire aux femmes qu'elles ont le droit "d'enfanter" sans s'occuper de leur progéniture, sans culpabiliser de leur offrir si peu d'attention.  

De nos jours, on peut facilement déléguer l'entretien de notre jardin/voiture/et gosse a des personnes compétentes alors grand Dieu pourquoi s'encombrer ? Tout ce qui compte dans ma vie c'est moi et donc ma carrière. Je suis égoïste et je le vaux bien. Mes enfants ? Oh, ils sont fier de l'ombre de leur maman. 

Je ne comprends pas ça. Je veux dire, d'accord, OK, moi aussi je suis méga égoïste, je vis à 100 à l'heure, j'adore sortir et n'avoir aucune autre contrainte que celles que je me choisies. Mais je ne planifie pas de me reproduire (d'abord y'a plein de poules sur Terre pour faire des enfants à ma place, mais ça j'en parlerai dans un autre article...).

Faire un enfant c'est un acte d'engagement.
S'il ne faut pas vivre pour lui, au risque de devenir "castratrice" (on est d'accord), il faut vivre avec lui. Avoir des enfants, c'est choisir de mettre au monde un être qui va vivre et mourir. C'est une grande responsabilité. Je ne comprends pas pourquoi ces mères, que je montre du doigts, ne le comprennent pas.
Si l'on m'a déjà dit que j'étais égoïste à ne pas vouloir d'enfant, je réponds que non, ce sont elles qui le sont - à mettre au monde un être simplement pour voir sa génétique reproduit en miniature mais qui ne modifient en rien leur train de vie pour celle qu'elles viennent d'offrir justement. C'est là où je dis que ces femmes là abusent : des gosses, un job, des responsabilités, des nounous, des femmes de ménages, et le temps ? Ne rien sacrifié je peux tout faaaaaaaaire ! je suis wonder nana-maman et je mourrai d'un infarctus à 45 ans... Elles veulent tout et, surtout, plus que l'homme (qu'elles se plaisent à dire qu'elles dépassent au nom de leur stupide féminisme). C'est à vous tourner la tête. Je ne suis pas sûre qu'elles aient raison, ces femmes là et je signe ma déclaration.

Oui, mais le papa... Et le papa ? Parlons en. Un enfant a certes besoin de ces deux parents mais s'il en a au moins un sur deux c'est bien. Quand les deux sont absents, parce que et la mère et le père font leur petites affaires comme si personne ne les attendait en pleurant dans son lit, caché sous la couette, alors là vraiment c'est douteux.

Entre une carrière et un être vivant, l'être vivant devrait avoir la priorité, sauf si bien sur on se plaît à vendre sa peau et son âme au diable capitaliste.
Femmes, vous vous plaignez, mais personne ne vous demande de mettre votre machine a enfanter en route. Ce que je pense c'est que vous êtes fière de faire croire que vous gérez sur tout les plans alors qu'au fond, vous ne gérez rien du tout.


3 commentaires:

Maëva a dit…

tu as touché juste, qui demande aux femmes d'enfanter à tout prix? Si elles ne s'en sentaient pas obligées de le faire, il y aurait moins de problème!

Justine a dit…

j'aime que tu sois d'accord avec moi :)

Anonyme a dit…

Yes, Justine, on connaît trop les effets de celles (et ceux) qui ne veulent RIEN lâcher, on veut tout, et sans compromis : c’est le système actuel qui nous enseigne si bien celà... Bien vu, et très justement épinglée la M.-Z.

Marie (théâtre)